L'école au début du XXe siècle

Ah, l'école ! Voila bien un sujet qui délie les langues...

Au début du XXe siècle, il y a deux classes à Larnagol, une pour les garçons et une pour les filles. Quelques dizaines d'élèves que l'on tente tant bien que mal d'instruire. Et ce n'est pas une tâche facile.

Les plus anciens, n'allaient pas souvent à l'école et peu savent parler le français, encore moins le lire et l'écrire.

En ce début de XXe siècle, la situation s'améliore. Les instituteurs et institutrices sont bien en place. Ils représentent l'autorité républicaine et entendent ne pas s'en laisser compter. Pour les enfants ils sont perçus comme des personnes sévères. Pour les parents ils ont un certain pouvoir, au moins égal à celui du curé qu'ils contrebalancent.

A une époque où l'occitan reste la langue principale, il leur faut imposer l'usage du français, certainement avec l'appui des parents qui perçoivent vaguement que l'avenir de leur progéniture va dans ce sens.

Plus tard dans le siècle, après la Deuxième Guerre Mondiale, le problème ne se posera plus.

Heureusement la période des vacances, beaucoup moins importante qu'aujourd'hui, vient de temps en temps soulager les élèves de cette obligation.

Les plus assidus atteindront le Certificat d'Etudes qui, en ce temps-là,  sanctionne la fin des études primaires. Les meilleurs auront un livre lors de la remise des prix.

Parmi tous ces enfants, certains continueront quelques études, le plus souvent dans une école d'agriculture qui complètera avantageusement leurs connaissances.