La bataille du 10 avril 1944

On trouvera sur internet de nombreuses relations des faits qui se déroulèrent ce 10 avril 1944 à Larnagol. Aussi nous nous contenterons de les rapporter succinctement  au travers de cette citation :

Le 9 avril, dès 6 heures du matin, une poignée de soldats allemands arrivent à Figeac et cernent rapidement quelques maisons rue Gambetta et place Vival. Ils arrêtent trois personnes qu’ils amènent à la Gestapo de Cahors pour interrogatoire. Les premières arrestations venaient de commencer.

Le 10 avril, au petit matin, Cajarc est investi par huit maquis FTP, soit presque 400 hommes commandés par « Philippe ». Après la neutralisation des voies de communication et la mise en place d’embuscades, la gendarmerie, la poste et la mairie sont occupées. La voie ferrée fut coupée – avec la complicité des cheminots - à un kilomètre de part et d’autre de la ville. Trois traitres responsables de l’extermination du maquis « Douaumont », sont arrêtés, jugés par l'état-majour de J.-J. Chapou, et fusillés sur la place.

Les Allemands prévenus, arrivant depuis Cahors, tombent sur le barrage tenu à Larnagol par le maquis « France ». L’engagement, qui ne dura que quelques minutes, permet à une voiture allemande de faire demi-tour pour aller chercher du renfort. Quatre soldats allemands sont tués, un résistant blessé. Mais la Gestapo de Cahors était alertée et vers 15 heures, arrivèrent des GMR, des miliciens, des soldats allemands, des agents de la Gestapo qui attaquent le barrage de tous côtés. Rapidement, compte-tenu de la différence de force au feu, le repli est nécessaire, d’autant que deux maquisards sont tués, d’autres capturés.

Les groupes de GMR attaquent presque tous les barrages autour de Cajarc, aussi « Philippe » ordonne le repli. Ce coup de force, qui a un fort impact sur la population, a été demandé par le gouvernement provisoire d’Alger, afin de soulager les maquis des départements limitrophes. Le bilan fut de cinq morts, trois prisonniers fusillés quelques jours après à Toulouse, un blessé grave.

Monument du ruisseau - Larnagol

Tous ceux qui ont vécus ces moments en ont gardé le souvenir.

Parmi eux, Marie Louise Magné a consigné par écrit le déroulement de cette journée. Vous pouvez retrouver ce témoignage en suivant ce lien.

Pour en savoir plus sur le 10 avril 1944, on pourra consulter les liens suivants :

Témoignage de Robert Decosse

Le maquisard et ses sauveteurs (La Dépêche 11/04/2001)

La résistance en Quercy