Le chemin vicinal ordinaire n°2 (1)

Jusqu'au milieu du XIXe siècle, il existe peu de voies permettant aux larnagolais de monter de la vallée vers le causse. Il s'agit le plus souvent de chemins, plus ou moins larges, plus ou moins bien entretenus, empruntés par les hommes et les mules, plus rarement par les charrettes.

A partir du bourg de Larnagol, une des routes possible est l'actuelle rue du Château qui part vers le mas de Dada, puis vers le causse. En dehors de cette «voie « principale », un chemin part du Cas vers le mas de Cariteau, mais il est très sinueux et abrupt. A partir du Ruisseau, la seule voie possible est une chemin qui monte à flanc de colline vers le mas de Castanet et permet, au prix de détours, de rejoindre le causse.

En 1836, la loi de Thiers-Montalivet crée la voirie vicinale. Celle-ci se compose de la voirie communale non classée (chemins ruraux, voirie communale) qui est à la charge des communes et des chemins vicinaux classés (chemins de grande communication ou "CGC", chemins d'intérêt commun ou "C.I.C". et chemins vicinaux ordinaires) gérés via des subventions du Conseil Général.

En 1861, Napoléon III disait : Les communes rurales, si longtemps négligées, doivent avoir une large part dans les subsides de l'État ; car l'amélioration des campagnes est encore plus utile que la transformation des villes. Il faut surtout poursuivre avec vigueur l'achèvement des chemins vicinaux ; c'est le plus grand service à rendre à l'agriculture.  En 1868 et 1880, d'autres lois permettront d'atteindre cet objectif au moyen de ressources nouvelles.

Les chemins vicinaux ordinaires relient une commune à une de ses voisines proche. En l'occurrence le chemin vicinal ordinaire dont il est question ici est celui qui va de Larnagol à Marcilhac. Il s'agit de l'actuel VC n°2. L'avant projet, daté de 1882, dont les plans figurent ci-dessous, concerne la partie qui va du chemin de grand communication n°33 (actuelle départementale 662 qui passe au Ruisseau) à la croix de Triel sur une longueur prévue de 3134,80 m.

Les travaux ont dû commencer quelques années plus tard. En effet on trouve trace en 1886 (1) de la mise en adjudication à Cajarc, le 11 avril à 2h, de travaux sur ce chemin pour une longueur de 1902,40 m. pour un montant de 10.262,96 fr. (2)

à suivre...

Merci à Wilfrid Ortalo-Magné qui a bien voulu nous confier ce plan.

(1) La Construction Lyonnaise Tome 4 N°12 Page 142

(2) environ 40.000 euros