Le cadastre (1)

Ce mot, que tout le monde connait, évoque pour la plupart le plan de la commune avec les parcelles délimitées et la figuration des constructions. Ceux qui ont eu la curiosité (ou le besoin) de les consulter à la mairie de Larnagol connaissent la version récente et le cadastre dit napoléonien, plus ancien. Pourtant la réalité du cadastre est tout autre.

Le cadastre a été établi dans un but fiscal. Il sert d'assiette à l'impôt. Toutefois les différents éléments qui constituent le cadastre permettent également de reconstituer la succession des différents contribuables (par forcément propriétaire) d'un bien, qu'il s'agisse de bois, de terre cultivable ou d'une maison.

Le cadastre se réfère donc à plusieurs documents, dont certains sont peu connus, mais cependant beaucoup plus informatifs que le plan.

Le plan (ou atlas parcellaire)

Il représente la totalité du territoire de la commune et comprend un tableau d'assemblage accompagné des feuilles de sections. Chaque section, référencée par une lettre, comporte une ou plusieurs feuilles sur la(les)quelle(s) figure le périmètre et la numérotation de toutes les parcelles.

Le plan, connu sous l'appellation de « cadastre napoléonien », a été établi entre 1810 et 1840 ; il n'a jamais été mis à jour et ne donne donc qu'une image de la commune au début du XIXe siècle.

Plan napoléonien (section de Seuzac)


Différentes rénovations ou réfections auront lieu à partir du début du XXe siècle. En 1930 l'état décide la rénovation complète du plan. Cette rénovation est soit une mise à jour, soit une réfection complète si les modifications parcellaires sont trop importantes. Elle a duré jusque dans les années 1970. A partir de 1995, les plans cadastraux sont numérisés pour aboutir aujourd'hui à celui que l'on peut consulter sur internet (cadastre.gouv .fr).

Plan cadastral rénové (bourg)


Plan cadastral informatisé (cadastre.gouv.fr - le Ruisseau)

Les matrices

Ce sont des registres qui sont subis des fortunes diverses de l'époque de Napoléon jusqu'à nos jours. De 1822 à 1882, on trouve les matrices des propriétés foncières (MPF), séparées de 1882 à la rénovation en matrices des propriétés bâties (MPB) et matrices des propriétés non bâties (MPNB). Elles deviendront ensuite matrices grises, matrice mécanographies, puis microfiches.

Matrice des propriétés foncières

On dispose à Larnagol de la plupart de ces matrices dont la numérisation est en cours. Il s'agit bien entendu d'un élément déterminant lorsqu'il s'agit de suivre l'imposition d'un bien (encore une fois pas obligatoirement sa propriété, bien qu'il y ait souvent un lien), qu'il s'agisse d'une parcelle de terre (cultivée, boisée,...)  ou d'une bâtisse (maison, grange, hangar,...).


Matrice des propriétés bâties (1911-1973)

Pour initier cette série d'articles sur le cadastre, nous mettons en ligne la matrice des propriétés bâties qui couvre la période 1911-1973. Ce document est une mine d'informations si vous désirez retrouver l'histoire d'une maison.

Pour consulter ce document, cliquez ici