La bicyclette

A la fin du XIXe siècle la bicyclette commence son essor. Elle ressemble alors beaucoup à celle que nous connaissons aujourd'hui. Elle dispose déjà d'une transmission par chaine depuis 1884, de pneumatiques depuis leur invention par Dunlop en 1888 et de chambre à air créées par Michelin en 1891.

 

Après la première guerre, la bicyclette sera équipée d'un dérailleur avec plusieurs vitesses, mais il faudra du temps pour que celui-ci se démocratise (vers 1960) ; c'est entre les deux guerres que le monde ouvrier adopte le terme de vélo. Ce moyen de locomotion a constitué un véritable progrès.

A Larnagol, les anciens ont le souvenir de leurs parents qui possédaient déjà un vélo.

Au début du XXe siècle, un vélo coûte plusieurs centaines de francs ; de ce fait il reste réservé aux plus fortunés.

Le vélo a nettement contribué à faciliter le déplacement du curé, du facteur ou du notaire. Par la suite de nombreuses entreprises ont fabriqué des vélos (Manufrance, Peugeot ont été les précurseurs). Cette production a permis une baisse sensible des coûts et un accès plus facile à ce nouveau mode de transport. Toutefois, si beaucoup de larnagolais avaient un vélo, on notera que ceux-ci n'avaient toujours pas de vitesses.

On imagine bien la révolution que cela a été dans les années 1930/1940. Auparavant l'ouvrier n'avait que ses pieds pour se rendre à son travail. Le paysan pour sa part pouvait disposer d'un âne ou d'une charrette le plus souvent tirée par des bœufs. L'arrivée du vélo a permis de réduire considérablement les temps de déplacement et la fatigue.

De ce fait, il a également rapproché les villages permettant ainsi aux larnagolais de se rendre plus facilement dans leur famille éloignée ; et même, pour certains, d'y faire des rencontres. Et à cette époque, on ne manquait pas de courage pour aller voir sa fiancée !