L'aqueduc de la Rédole

Le ruisseau de « Casse » ou « Cas », qui ne coule pas en permanence, traversait le village à ciel ouvert. Par endroits il devait être sur le côté du chemin mais, vu la largeur de certaine rues, il ne pouvait que couler au milieu à d'autres endroits. La rue qu'il empruntait se nommait la rue de la Rédole.

C'est en 1883 que naît le projet de lui faire traverser le village en sous-sol. Ce projet sera réalisé en deux étapes.

Le 24 mai 1883  Le C.M. vote une imposition de 0,04 pour l'aqueduc de la rue La Rédole

M. le maire expose que la rue dite La Rédole est devenue impraticable par suite des dégâts occasionnés par les eaux du torrent qui porte ce nom. Il y a lieu de le réparer le plus promptement possible. Le C.M. décide la construction d'un aqueduc dans la rue de la Rédole à partir de la croix de Pradines jusqu'à la maison Breil. Il invite M. le maire à faire dresser par l'agent voyer des plans et devis des travaux à exécuter. Pour faire face à la dépense vote pour 1884 une imposition extraordinaire de 4 centimes dont le produit s'élèvera à 212,52 f. Il est ouvert une souscription destinée à recevoir les secours de la part des propriétaires intéressés.

Un avant projet daté du 20 mai 1885 nous donne plus de détail sur cet ouvrage. L'aqueduc commencera à la maison de Jean Borie dit Brengou (actuelle maison de Mme Rousseau) et se terminera à celle de Baptiste Breil dit Bourisse (actuelle maison de Serge Chartrou). Il aura une longueur de 73 mètres. L'empierrement de la chaussée sera réalisé avec des pierres provenant de la carrière du sieur Chalou ; celles qui serviront pour l'aqueduc seront prises dans les carrières de Jean Borie et Jean Thalamas. Les travaux devront être terminés dans les 4 mois qui suivront l'adjudication.

Le 14 octobre 1886
Le C.M. délibère à ce sujet. M. Le maire indique que le Préfet a donné son accord à l'avant projet le 5 octobre et qu'il y a donc lieu de procéder le plus rapidement possible à l'adjudication. celle-ci aura lieu le 31 octobre et se fera au rabais après l'extinction de 2 feux restés sans nouvelle enchère. La mise à prix est de 900 f.

Le 26 décembre 1886
Le C.M., constatant qu'il reste 300f f . inemployés, suggère que l'aqueduc soit prolongé jusqu'au Lot.

Le 19 février 1887
Un nouveau devis estimatif est établie concernant la partie qui reste à construire. Cela représente une longueur d'un peu plus de 35 mètres. Le 6 avril 1887, le sous-préfet donne son accord pour ce nouveau devis d'une montant de 300 f.

Sur la base d'un texte d'André Fizames, avec son aimable autorisation