Elargissement de l'entrée du village

L'entrée du village n'a pas toujours eu l'apparence que nous lui connaissons aujourd'hui.
La démolition de la maison Pezet-Toulza vers 1896 va permettre un accès plus facile vers les deux rues principales, actuelles rue du Château et rue Centrale.

À la fin du XIXe siècle, l'entrée du village était « encombrée » par cette maison, cadastrée sous le numéro 1136.



Comme on peut le voir sur le plan dressé par l'instituteur Daniel Verdy, il n'y avait qu'un passage de 2,70 mètres de large entre l'angle de cette maison et la « maison Chalou » (actuelle maison Loulmet) et seulement 2 mètres pour passer dans la rue Centrale actuelle. La démolition de cette maison va faciliter l'accès à la rue du Château et faire passer la largeur d'entrée dans la rue Centrale à 3 mètres.



Aux Archives Départementales (1), on retrouve le procès-verbal dressé par Daniel Verdy :
Je soussigné Daniel Verdy, instituteur à Larnagol, après avoir visité une maison sise à l'entrée du village de Larnagol, appartenant à Toulza Philippe et Laur Emilie veuve Toulza sa mère d'une part et à Pezet Pierre Edmond et Pezet Léonie mariés et Pezet Jean Pierre Vital, a procédé à l'estimation de ladite maison ainsi qu'il suit :
Ladite maison se compose d'une cave, d'un appartement au rez-de-chaussée, d'une chambre au premier étage et d'un galetas au-dessus. La cave, la chambre au premier étage et le galetas sont la propriété des consorts Toulza. Le rez-de-chaussée appartient aux consorts Pezet.
L'entière maison a une valeur de treize cents francs, dont huit cents pour la partie appartenant aux consorts Toulza et cinq cents francs pour la partie appartenant aux consorts Pezet.
Fait à Larnagol le 21 août 1896.


Les archives communales sont lacunaires pour cette période. Toutefois on sait qu'un conseil municipal s'est tenu le 18 mars 1896, d'où il ressort :


Acquisition et démolition de la maison Pezet Toulza. La commune a acquis de Pezet Jean Pierre Vital et des mariés Pezet Pierre Edmond et Pezet Léonie d'une part et de Laur Emilie veuve Toulza Gabriel et des mariés Toulza Philippe et Aurélie Védrune d'autre part, une entière maison suivant deux actes en date du 24 février 1896. Prix, pour les consorts Pezet 500 francs, pour les consorts Toulza 800 francs, total 1300 francs. Le prix n'est pas exagéré, la démolition est absolument indispensable pour permettre l'accès facile des deux rues principales qui desservent le bourg, ainsi que pour agrandir la place publique.


Mais une note, trouvée dans les archives nous apprend qu'une autre réunion s'est tenue le 27 auoût 1896.



Il en ressort qu'on ne connait pas vraiment les dates d'acquisition et de démolition de cette maison, mais il reste qu'elle n'existe sûrement plus vers la fin 1896 ou le débit 1897.

(1) A.D. 46 : 2 O 175 / 7

Texte écrit sur la base d'un document d'André Fizames, avec son autorisation.