Justin Bacou

Parfois une simple rencontre peut faire basculer la vie d'un homme.


Voici l'histoire, partielle mais véridique, d'un humble cultivateur qui va avoir une fin de vie mouvementée.

Justin BACOU est né le 29 décembre 1850 à Lentillac-du-Causse (1). C'est le fils d'un agriculteur, métier qu'il exercera jusqu'à sa jeunesse.

Le 23 février 1872, il épouse à Larnagol Marie Adèle DELBOS (2). Celle-ci est la fille de Guillaume DELBOS, charron à Larnagol, et Perrette PONS. Justin va s'établir avec son épouse à Larnagol, dans une maison du bourg dont nous parlerons plus loin (actuelle maison Gouzou). Il y continuera son métier de cultivateur et il exercera accessoirement celui de tisserand. Son épouse Adèle est revendeuse de légumes. Le couple aura 12 enfants, dont 4 décèderont en bas âge. Parmi les huit restants, certains partiront chercher fortune ailleurs, d'autres auront un rôle, parfois important, dans cette histoire.

Julie BACOU est la septième. Elle est née le 9 septembre 1884 à Larnagol (3). On imagine assez facilement la jeunesse de Julie dans le village à cette époque. Une vie simple, mais peut-être pas facile tous les jours. En cette fin de XIXème siècle, Larnagol est en pleine croissance, notamment grâce aux phosphatières. Justin et Adèle travaillent certainement dur pour nourrir cette famille qui comportera jusqu'à sept enfants en même temps dans cette maison au cœur du bourg. Et cela va continuer pendant toute la jeunesse de Julie.

Le 23 octobre 1907, Julie épouse Germain GRIMAU (4). Celui-ci est né à Saujac. Il a déjà eu affaire à la justice. En 1899, alors qu'il n'a que 15 ans et qu'il est domestique à Villefranche, il est condamné à 3 mois de prison pour le vol d'une montre (5).

C'est à partir de cette époque que les choses vont se gâter pour Justin Bacou. Durant l'année 1908, Germain Grimau va se livrer à de nombreux délits. Pour cela, il va s'adjoindre des complices, parmi lesquels on retrouve son beau-père, Justin Bacou, et sa femme, Julie, qui se chargera d'écouler le fruit des larcins. Bien évidemment, cela ne durera pas puisque la bande se fait prendre. Ils seront jugés à la fin de l'année 1908. Plusieurs articles du journal « l'Express du Midi » relatent ce jugement.

Express du Midi 30/11/1908
Chronique locale – Aveyron – Pour les assises
Dans sa réunion de vendredi, la chambre des mises en accusation de la cour de Montpellier, présidée par M. Rauch, président de chambre, a statué sur les deux affaires suivantes :
Elle a renvoyé devant la cour d'assises de l'Aveyron, dont la session s'ouvrira à Rodez le 14 décembre prochain, sous la présidence de M. Nègre, conseiller à la cour d'appel de Montpellier, les nommés Germain-Adrien Grimaud, âgé de 24 ans, nettoyeur, né à Saujac (Aveyron), domicilié à Villeneuve ; Baptiste Cassan, âgé de 24 ans, manœuvre, né et domicilié à Peyrusse (Aveyron) ; Justin Bacou, âgé de 53 ans, cultivateur, né à Lentillac (Lot), domicilié à Larnagol ; Martin Remirès, âgé de 21 ans, manœuvre, né à Lugan (Aveyron), domicilié à Viviez ; Julie Bacou, épouse Grimaud, âgée de 24 ans, ménagère à Lentillac (Lot) ; Anné-Sylvie Issalis, épouse Cassan, âgée de 19 ans, ménagère, née et domiciliée à Viviez.
Les quatre premiers sont accusés d'un nombre incalculable de vols commis pendant l'année 1908, à Viviez, la nuit, en réunion de plusieurs personnes, par escalade et effraction, au préjudice de la Compagnie d'Orléans. Les femmes Grimaud et Cassan sont accusées de complicité par recel de ces nombreux vols.
Les quatre premiers s'appropriaient au préjudice de cette Compagnie toutes les marchandises de diverses qualités, pétrole, linges, étoffes, etc., qu'ils pouvaient dérober. Les femmes Grimaud et Cassan étaient chargées d'écouler ces marchandises.
Ces malfaiteurs furent arrêtés dans leurs tristes opérations, le 6 octobre dernier, ayant été surpris au moment où ils perpétraient un nouveau vol.
Les six accusés auront à répondre devant le jury de deux vols simples, commis au préjudice d'habitants de Viviez, crimes et délits connexes.
Grimaud a déjà à son actif deux condamnations, Cassan et Bacou une condamnation.

Express du Midi 18/12/1908
Chronique locale – Aveyron – Cour d'assises
Président, M. Nègre, conseiller à la cour de Montpellier ; assesseurs, MM. Anglade et Pélissonnier, juges au tribunal de Rodez.
Audience du 16 décembre
Grimau Adrien, 24 ans, nettoyeur à la Cie d'Orléans, à Viviez ; Cassan Baptiste, 24 ans, manœuvre à Viviez ; Bacou Justin, 57 ans, manœuvre à Larnagol (Lot) ; Remirès Martin, 22 ans, manouvre à Viviez ; Bacou Julie, épouse Grimau, 24 ans, à Larnagol (Lot) ; Issalis Sylvie, épouse Cassan, 19 ans, ménagère à Viviez.
VOLS ET COMPLICITE DE VOLS QUALIFIES
Ministère public, M. Yon, substitut ; défenseurs, Mmes Bonnafé, Bouloc, Mignonac, Bastide, Ginisty.
ACTE D'ACCUSATION
Le 10 octobre 1908, vers 10 heures et demi du soir, après le départ du dernier train de voyageurs, le chef de gare Chabbal Jean fit laisser des colis dans une brouette sur le quai, et se cacha dans le magasin aux bagages avec l'employé Pauly. Jean Chabbal et Pauly ne tardèrent pas à être frappés des allures du nommé Grimau Adrien-Germain, ouvrier nettoyeur au service de la Compagnie d'Orléans qui, après avoir examiné les bagages abandonnés sur le quai de la gare, traversa plusieurs voies, leva la main droite, agita un papier blanc, se réfugia dans un bureau où se trouvaient deux intérimaires, Capéran et Garrigou, et, soigneusement referma la porte de ce bureau. Un moment après, survint un individu qui choisit et emporta deux des colis laissés dans la brouette et prit la fuite. Chabbal et Pauly se mirent aussitôt à la poursuite de cet individu qu'ils avaient reconnu pour être le nommé Cassan Baptiste, 24 ans, manœuvre, demeurant à Viviez ; ce dernier réussit à leur échapper et à rentrer chez lui ; dans sa fuite, il avait abandonné les deux colis qu'il venait de soustraire. Le lendemain, après des perquisitions à leur domicile qui avaient amené la découverte de divers objets provenant des colis soustraits à la gare de Viviez, Grimau et Cassan furent mis en état d'arrestation. L'information qui a suivi a révélé que Grimau et Cassan avaient conjointement commis de nombreux vols en 1908 ; qu'ils avaient soustrait notamment une certaine quantité de pétrole, des briquettes, du charbon, divers colis appartenant à des voyageurs et déposés dans une des salles de la gare ; qu'ils auraient d'autre part commis séparément divers autres vols au préjudice de la Compagnie des Chemins de fer d'Orléans et au préjudice de divers. Les faits ci-dessus, d'abord constatés, ont été ensuite tous reconnus par les prévenus Grimau et Cassan ; du reste, la plupart des objets par eux soustraits, ont été retrouvés à la suite des perquisitions et recherches soit au domicile des inculpés, soit dans le canal d'un moulin où ils avaient été jetés par un nommé Rémirès, co-accusé, qui les avait sorti d'une cave ou magasin à lui, loué depuis le 28 septembre dernier seulement. La même information a, en outre, établi que les nommés Rémirès Martin, 21 ans, manœuvre, demeurant à Viviez ; 2. Bacou Justin, 57 ans, cultivateur à Larnagol (Lot) ; 3. Bacou Julie, épouse Grimau, 24 ans, à Viviez ; 4. Issalis Sylvie-Anna, épouse Cassan, 19 ans, à Viviez, avaient participé comme complices aux vols commis par Grimau et Cassan.
1. Rémirès. – Le 18 octobre 1908, dans le ruisseau de Viviez, étaient trouvés trois sacs et une valise contenant une partie de la faïence volée à Trillou ; dans son interrogatoire du 23 octobre, Cassan indique que ces objets avaient été déposés par Grimau et lui dans la cave de la maison de Rémirès. Ce dernier déclarait le 11 novembre que les trois sacs et la valise avaient été jetés par lui dans le ruisseau dans la nuit du 17 au 18 octobre, mais que ces objets trouvés par lui, le 14 octobre, avaient été déposés dans sa cave à son insu. Ces affirmations sur ce point sont contredites : 1. Par la femme Cassan, qui affirme avoir après l'arrestation de Cassan et Grimau, prévenu Rémirès du dépôt fait dans sa cave ; 2. Par le témoin Lauriac, qui déclare que le 14 octobre, après lui avoir parlé de l'arrestation de Grimau et Cassan, Rémirès lui a dit qu'il craignait d'être compromis dans cette affaire ; 3. Par le témoin Cabrol qui précise les circonstances dans lesquelles Rémirès lui a loué la cave le 23 septembre 1908, époque à laquelle se commirent le plus grand nombre de vols à la gare de Viviez. Il résulte de ce qui précède que Rémirès a recélé des objets qu'il savait provenir de soustraction frauduleuse.
2. Bacou Justin, beau-père de Grimau. – Le 3 novembre 1908, Bacou Justin s'est rendu à Viviez pour opérer le déménagement du mobilier appartenant à son gendre, Grimau. Le lendemain 4 novembre, il a été surpris porteur de deux draps de lit, de quatre mouchoirs et d'un tablier, objets reconnus comme ayant été soustraits en gare de Viviez.
Bacou a reconnu qu'il connaissait la provenance frauduleuse de ces objets, qu'il avait l'intention de les jeter dans le Lot. Sa fille, la femme Grimau, a certifié avoir prévenu son père que, dans le logement qu'elle occupait avec son mari, se trouvaient des objets volés qu'il importait de faire disparaitre.
3. Bacou Julie, femme Grimau, et Issalis Sylvie, femme Cassan. – Si ces femmes n'ont pas aidé leur mari à commettre les vols, elles ont été la plupart du temps présentes, lorsque ceux-ci portaient les colis volés chez eux, les ouvraient et choisissaient ce qui leur convenait, les refermaient, et les reportaient ensuite à la gare.
Dans la nuit du 10 au 11 octobre, elles ont aidé leur mari à empiler dans les sacs les objets volés, et la femme Cassan a porté la valise contenant partie de ces objets dans la cave de Rémirès ; la femme Bacou éclairait Grimau, Cassan, la femme de celui-ci et surveillait leur départ. Il a en outre été trouvé : 1° Chez la femme Grimau, cinq assiettes, un saladier, cinq tasses, un sucrier, une cafetière, objets provenant de vols ; 2° Chez la femme Cassan, deux draps de lit, un mouchoir brodé et une lampe provenant de vols. En outre, la femme Grimau a voulu vendre à la femme Cassan un des corsets volés par son mari ; elle a donné un mouchoir volé à Cassan, et elle a caché à Larnagol, dans sa famille, divers objets volés par son mari. Adrien-Germain Grimau a été, pour vols, par le tribunal de Villefranche, le 13 août 1897, acquitté comme ayant agi sans discernement, et, le 10 novembre 1899, condamné à trois mois de prison avec sursis.
Baptiste Cassan, poursuivi pour vols, a été, le 23 décembre 1892, acquitté comme ayant agi sans discernement.
Justin Bacou a été condamné, le 6 mars 1875, par le tribunal de Figeac, pour vol, à un mois de prison.
Maria Rémirès, Julie Bacou et Julie-Anna Issalis n'ont pas d'antécédents judiciaires.
Les renseignements recueillis sur la conduite et la moralité des prévenus sont déplorables.
Après lecture de l'acte d'accusation et l'appel des témoins, le président procède à l'interrogatoire des accusés.
Grimau se reconnait l'auteur principal, l'instigateur des vols ; il cherche à en assumer toute la responsabilité.
Cassan rejette toute la faute sur Grimau ; Bacou, beau-père de Grimau, et Rémirès seraient, à les entendre, innocents comme l'enfant qui vient de naître.
La femme Grimau porte dans ses bras un pauvre bébé de quatre mois.
Ainsi que sa compagne, la femme Cassan, elle reconnait avoir pris dans les colis postaux ce qui lui convenait et en avoir disposé.
À les entendre, ce serait contre leur gré que leurs maris se seraient livrés aux actes qui les amènent aujourd'hui sur les bancs de la cour d'assises.
Me Raynaldy, au nom de Me Dalas, dont il est assisté, avoué de la Compagnie d'Orléans, déclare se porter partie civile et lit des conclusions.
La cour donne acte.
Me Raynaldy examine une à une les charges qui pèsent sur chacun des accusés, fait allusion au nombre toujours croissant des vols des colis postaux et demande aux jurés de faire un exemple sévère.
Comme conclusion, il demande la remise à la Compagnie des objets représentés et l'affichage de l'arrêt qui montrera aux receleurs la gravité des peines qu'ils encourent.
M. Yon, substitut, prononce son réquisitoire et, se plaçant au point de vue de la Société, fait ressortir la culpabilité de chacun des accusés et demande une répression sévère.
Successivement, Mes Bonnafé, Bouloc, Ginisty, Bastide et Mignonac combattent avec infiniment d'habileté, d'à-propos, de logique, de cœur et de science du droit, les arguments du ministère public et de la partie civile.
Il est sept heures ; M. le président déclare l'audience levée et la suite des débats renvoyée à demain.

La fiche matricule de Germain Grimaud

 

Express du Midi 19/12/1908
Chronique locale – Aveyron – Cour d'assises
Président, M. Nègre, conseiller à la cour de Montpellier ; assesseurs, MM. Anglade et Pélissonnier, juges au tribunal de Rodez.
Audience du 16 décembre
Grimau Adrien, 24 ans, nettoyeur à la Cie d'Orléans, à Viviez ; Cassan Baptiste, 24 ans, manœuvre à Viviez ; Bacou Justin, 57 ans, manœuvre à Larnagol (Lot) ; Remirès Martin, 22 ans, manoeuvre à Viviez ; Bacou Julie, épouse Grimau, 24 ans, à Larnagol (Lot) ; Issalis Sylvie, épouse Cassan, 19 ans, ménagère à Viviez.
VOLS ET COMPLICITE DE VOLS QUALIFIES
Ministère public, M. Yon ; défenseurs, Mmes Bonnafé pour Grimau, Bouloc pour Cassan, Ginisty pour Rémirès, Bastide pour Bacou et la femme Grimau, Mignonac pour la femme Cassan, Raynaldy pour la partie civile.
À huit heures, l'audience est reprise. Le président prononce la clôture des débats.
Après une longue délibération, le jury rapporte un verdict négatif en ce qui concerne Rémirès, la femme Cassan et la femme Grimau et affirmatif sur les cas de Grimau, Cassan et Bacou.
Bacou seul obtient les circonstances atténuantes.
La Cour prononce l'acquittement de Rémirès, de la femme Cassan et de la femme Grimau.
Grimau est condamné à cinq ans de réclusion, Cassan à cinq ans de réclusion, Bacou à un an de prison.
La Compagnie d'Orléans obtient la restitution des objets volés et l'autorisation d'afficher à 100 exemplaires dans les gares de son réseau, l'arrêt de la Cour d'assises, aux frais des condamnés avec cette réserve que les frais d'affichage ne dépasseront pas 100 francs.

Justin Bacou passera donc une année en prison. La vie reprendra avec quelques évènements pénibles. Ce sera d'abord le décès de sa femme, puis la guerre 14/18 au cours de laquelle il perdra deux de ses fils. Etienne, après avoir combattu au Tonkin et en Chine, est tué le 14 mai 1915 à Ali Baba en Turquie (6). Emmanuel périra à Verdun le 21 avril 1917 (7).
Germain Grimau, le beau-fils – et complice – de Justin périra également pendant la guerre.

Le nom de Justin BACOU revient un peu plus tard à l'occasion d'un fait plus grave. Le 19 juillet 1920, Louis HIRONDELLE est tué à Larnagol. Nous avons peu d'information à propos des suites ; toutefois il semblerait que l'enquête n'ait abouti à l'arrestation d'aucun coupable.

Journal du Lot 23/07/1920
LARNAGOL

Assassinat. – Le sieur Hirondelle, âgé d'environ une cinquantaine d'années, a été trouvé la tête fracassée dans une des rues de Larnagol.
Le parquet s'est transporté sur les lieux et a arrêté le sieur Carle, soupçonné de cet assassinat, mais contre lequel aucune preuve n'a pu être établie jusqu'à ce moment.
Nous tiendrons nos lecteurs au courant des évènements.

Journal du Lot 25/07/1920
LARNAGOL
Assassinat. – Le sieur Carle nie énergiquement être l'auteur du crime commis sur la personne du sieur Hirondelle. Il invoque un alibi qui sera vérifié.
Le parquet a saisi un valet de menuisier et une pioche.
L'instruction suit son cours.


La vérité ne sera connue qu'encore plus tard. Les anciens racontent que Justin Bacou, sur son lit de mort, aurait avoué être le responsable de la mort de Louis Hirondelle, acte qu'il aurait avoué en confession.
Est-ce la vérité ? Comment la confession aurait-elle été connue ? Tout ceci est toujours à prendre au conditionnel.

Justin Bacou est décédé le 17 novembre 1933 en sa maison de Larnagol. Nous l'avons évoqué plus haut, il s'agit de l'actuelle maison Gouzou (parcelle C1051 du cadastre napoléonien, parcelle AO38 du cadastre actuel). Justin fut propriétaire de cette maison jusqu'en 1929. Elle passe ensuite à sa fille Herminie qui la conservera jusqu'en 1957, année où elle décède sans postérité. C'est Denise di GRAZIA qui en sera ensuite propriétaire (8).

La maison de Justin Bacou

 

(1) A.D. 46 – Lentillac-du-Causse, Naissances 4 E 1667 / 5
(2) A.D. 46 – Larnagol, Mariages 4 E 1614 / 3
(3) A.D. 46 – Larnagol, Naissances 4 E 1616 / 3
(4) A.C. Larnagol
(5) Express du midi du 14 novembre 1899 – Audience du 10 novembre
(6) A.D. 46 – Registres matricule bureau de Cahors (1909) 1 R RM 121 / 350
(7) A.D. 46 – Registres matricule bureau de Cahors (1899) 1 R RM 82 / 136
(8) A.C. Larnagol – Matrices cadastrales