Evolution du bourg

Le bourg de Larnagol (et sûrement aussi les autres parties du village) a subi de nombreuses modifications au fil du temps.


L'une des plus remarquables est l'évolution du bâti du cœur de la commune. Pour se rendre compte de cette évolution, nous allons essayer de nous pencher sur les plans dont nous disposons et sur notre connaissance du terrain.
Voici le plan du cadastre napoléonien qui date du début du XIXème siècle. Sur le site des archives départementales, on apprend que ce plan a été dressé entre 1808 (Lalbenque) et 1842 (Saint-Géry). Ce plan restera le plan officiel jusqu'à la création du cadastre rénové dans la seconde moitié du XXème siècle.

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Déjà en 1956 l'instituteur Jacques PETIT, auteur d'une remarquable monographie du village, établissait une carte succincte de l'évolution de l'habitat des immeubles du bourg. Il y fait état des maisons habitées et inhabitées entre 1900 et 1956. Pour le bourg, il mentionne près de 30% de maisons devenues inhabitées en l'espace de 60 ans.

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Déjà il y a près de 60 ans, Jacques Petit pointe du doigt les problèmes du monde rural et plus particulièrement de Larnagol. D'abord le phylloxera, puis la brève durée de l'exploitation des phosphatières, enfin les conséquences de la guerre ont obligé les habitants à chercher leur bonne fortune en dehors du village. Peu à peu les maisons sont devenues inoccupées, puis à la génération suivante abandonnées. Entre les années 1950 et 1980, de nombreuses bâtisses sont à l'état de ruines, n'ont plus aucune valeur ; la destruction est la seule issue.

Photo du bourg de Larnagol avant les démolitions de ruines

Le plan ci-dessous permet de visualiser l'évolution du bâti entre le début du XIXème siècle et aujourd'hui. Sans entrer dans un détail trop pointilleux, on peut estimer la perte de surface bâtie à 30% (en bleu sur le plan). Pratiquement toutes les maisons inoccupées à l'époque de Jacques Petit ont probablement disparues.

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On sait bien qu'une maison abandonnée se détériore rapidement. C'est toujours vrai aujourd'hui et il est possible qu'il y ait encore des démolitions dans les années à venir.
Il reste tout de même quelques raisons de se réjouir.
Tout d'abord le XIXème siècle et même une partie du XXème siècle ont donné lieu à la construction de nouvelles maisons, à l'extension de certaines autres (en rouge sur le plan). On peut ajouter que certaines transformations ne sont pas forcément visibles ; aménagements intérieurs, mises aux normes, transformations de dépendance en habitations concourent à l'entretien du bâti communal.
Mieux, on a même vu des maisons partiellement ou totalement ruinées renaître complètement (certaines en vert sur le plan). Sans être exhaustif on peut citer la ruine située rue du Château remontée par Arsène et Marie-Jo Corbineau ; la maison Favarel (pendant un temps louée par le forgeron Paul Porte), qui était en très mauvais état, a été rebâtie en partie par M. Rousseau et complétée par M. Morel ; ou encore une grange au centre du bourg transformée en habitation par M. Humphrey.


Exemple de réhabilitation d'une bâtisse en mauvais état