L'école de Larnagol

On sait que les enfants de Larnagol étaient scolarisés depuis le début du XIXème siècle. Si les archives n'ont pas permis de déterminer le lieu de cette scolarisation, nous avons plus d'éléments à partir de 1870. (1)

Le 12 mai 1870 : Le conseil municipal fait une délibération pour faire l'école et la mairie dans une partie de l'ancien château. Un procès-verbal d'expertise est dressé par le maire, M. Vinel, en ces termes (2) :
... le bâtiment appelé magnanerie se compose d'une grande salle ayant 18 m 50 de long sur 10 m 50 de large à l'intérieur. Cette salle est éclairée par huit grandes croisées disposées symétriquement et pourvue de deux cheminées ... une autre salle ayant 5 m 50 de long sur 4 m 50 de large éclairée par une grande croisée et pourvue d'une cheminée ... un cabinet ayant 3 m 50 de long sur 3 m de large communiquant par une grande porte avec une petite terrasse située sur le devant .. Au-dessous des salles se trouvent de belles et vastes caves voûtées.
La décision est entérinée par un arrêté préfectoral le 19 septembre 1870 (2).

Le 11 novembre 1870 : Décision de l'Acquisition du bâtiment à M. Bonhomme ; le prix est de 5000 francs et les frais de 350 francs. L'acte de vente est daté du 17 décembre 1870, chez Henri Pégourier, notaire à Gréalou (3) ; il mentionne « ... un bâtiment appelé Magnanerie avec petite cour et terrasse à l'aspect du midi, dépendant du château de Larnagol confrontant du nord, avec patus communal ou ancien champ de foire, du levant avec voie publique, du midi avec cour du château réservé par le vendeur et du couchant avec jardin en terrasse et hangar ... »
Comme le précise un procès-verbal signé le 28 juillet 1891 par l'architecte Rodolosse et le maire de la commune Gustave Vinel, les travaux confiés à Louis Pezet de Salvagnac-Cajarc étaient déjà bien entamés. Trois ans plus tard (février 1895), ils étaient achevés : charpente, planchers, mur de soutènement du jardin, voûtains des privés (latrines), portail d'entrée en pierre de taille de Gaillac, pose de plâtre à l'intérieur, avaient été refaits de neuf. (4)
Un mois plus tard cependant, il fut décidé de bâtir dans la cave voûtée placée sous la salle de classe des filles, et ce après l'avis favorable de l'inspecteur d'Académie, une citerne alimentée par les eaux pluviales afin de se substituer à la fontaine publique coulant sur la rive droite du Lot et jugée trop éloignée (5). Ce sont ces dernières dispositions que nous retrouvons dans l'analyse de la mairie de l'époque.
Voici un plan d'une partie de la commune au 1/625 dressé par le conducteur des Ponts et Chaussées soussigné Aldou à Figeac le 27 avril 1870 (6).

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Pour plus de détails, voici un gros plan sur la future école et mairie.

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L'ensemble du bâtiment est désigné comme « ancienne magnanerie » ; la cour des garçons est prévue sur la droite (en rouge, actuellement cour du gite communal) et celle des filles à gauche (en bleu, actuellement place devant la mairie) ; cette place était indiquée comme « foirail » sur un autre plan. Il y a juste sous le bâtiment le hangar et le jardin de l'institutrice (en vert, actuellement bibliothèque et cour basse du gite communal) et en dessous le hangar et jardin de l'instituteur (en jaune, actuellement place Mailhebuau). Sont même indiqués des entrées différentes pour l'instituteur, l'institutrice et le Conseil Municipal.

Dans le même document des archives, il existe aussi un plan de détail de l'ensemble école mairie :

Plan-Ecole-3.jpg


Nous avons ici une vue de l'ensemble mais les indications sont peu lisibles ; nous allons en donner quelques détails :

Pour la partie école
Le bâtiment d'école est en deux parties distinctes ; à droite la salle de classe pour les garçons (actuellement fond de la salle des fêtes) et le logement de l'instituteur (actuellement salle du conseil) ; à gauche la salle de classe pour les filles (actuellement cuisine) et le logement de l'institutrice (actuellement début de la salle des fêtes). Les deux salles de classe sont pourvues de deux fenêtres et d'une cheminée, elles font 9,40 mètres de long et 5,35 mètres de large. Les deux appartements sont équipés d'une cuisine avec une fenêtre, munie d'une cheminée et d'un évier (qui existent encore aujourd'hui dans la salle des fêtes et dans la salle du conseil) et d'une chambre à une fenêtre.
Pour la partie mairie
On y accède par la cour des garçons et la terrasse couverte ; elle est constituée de deux pièces, la salle de délibération du Conseil (actuellement bureau du secrétariat de mairie) et un cabinet de la mairie et d'une terrasse dépendant de la mairie.
Les toilettes (latrines ou commodités comme on disait à l'époque) des garçons sont sous la terrasse dépendant de la mairie (actuellement un petit débarras donnant sur la petite terrasse du gite) ; pour les filles elles sont visibles sur le plan général et à l'emplacement où elles sont toujours actuellement.

Redonnons la parole au C.M
Le 10 mai 1874 : le Conseil municipal entérine La commune entretiendra une école de garçons et une école de filles ; le taux de la rétribution scolaire sera de 12 F et 15 F par an pour les élèves abonnés et de 1 F 50 et 2 F 50 pour les élèves non abonnés par mois de l'école de garçons ; de 10 F et 12 F par an pour les élèves abonnés et de 1,50 et 2 F par mois pour les élèves non abonnés de l'école spéciale de filles. La rétribution accordée aux instituteurs et institutrices par l'article 10 de la loi du 10 avril 1867, à la charge de la commune, sera de 0,75 F pour tous les élèves inscrits sur la liste de gratuité qui auront fréquenté l'école. Il a arrêté le traitement fixe de l'instituteur à la somme de 200F.

Le 26 septembre 1875 : le traitement de l'instituteur passe à 700 F.

Le 19 novembre 1876 : le C.M. achète du matériel pour l'école. 2 tables avec bancs pour l'école des garçons (30,00 F), 2 tables avec bancs pour l'école des filles (30,00 F), casier pour archives de la mairie (22,35 F). À cette époque, on sait que Larnagol possède une école communale laïque de garçons avec 23 élèves et une école communale laïque de filles avec 18 élèves. (7)

Le 9 juin 1881 : le C.M examine les taux de rétribution scolaire : entre 10 et 15 F. par an pour les abonnés, entre 1,50 et 2,50 F. par mois pour les non abonnés. Suite à la loi Jules Ferry, l'école deviendra ensuite gratuite. Une commission sera chargée de l'encouragement de la fréquentation scolaire. À Larnagol, seront élus MM Salben curé, Boudou et Thalamas.

En 1889 il y aura des travaux à l'école. Ces travaux ne sont pas précisés mais il s'agit peut-être d'adapter l'école à un couple instituteur institutrice et donc de transformer les deux appartements séparés en un seul appartement plus grand. La cuisine et la chambre à coucher de l'institutrice sont devenus salle de classe des filles ; et l'ancienne salle de classe des filles a fait partie des appartements du couple d'instituteurs. Cette configuration a durée jusqu'à la fermeture de l'école.

Le 1er juillet 1894 : emprunt de 1952 F pour travaux supplémentaires aux écoles de garçons et filles

Le 11 décembre 1897 le C.M s'occupe du mobilier scolaire. « Approbation du traité Pechberty (mobilier scolaire). Ce dernier s'engage à exécuter les travaux restant à faire au groupe scolaire de Larnagol moyennant le prix de 530,74 F »

Photo de classe en 1903

Le 30 juillet 1904 : le C.M discute du groupement des élèves et de la mixité des classes.
« M Bonhomme instituteur émet une proposition tendant à réunir dans sa classe le cours moyen et la première division du cours élémentaire garçons et filles, tandis que Mme Bonhomme institutrice prendrait ce qui resterait de garçons et de filles, à titre d'expérience. ... avis favorable du Conseil »

Le 10 décembre 1922 le C.M donne son avis sur les congés scolaires.
« Le Conseil Municipal est appelé à donner son avis sur la répartition de 6 jours de congé à donner aux écoles primaires en dehors des grandes vacances et du congé de Pâques.
Le Conseil propose : pour les écoles de Larnagol, garçons et filles, 4 jours aux fêtes de la Noël et du 1er de l'an, le jour de la fête locale soit le lundi qui suit le 1er dimanche de mai et le 16 février quand ce jour ne sera pas un jeudi ou un dimanche ; que ce 6ème jour de congé soit reporté au congé du 1er de l'an quand le 16 février sera un jeudi ou dimanche. »

Le 10 juin 1923 est examiné le problème des horaires dû à l'heure d'été ;
M le Maire donne lecture d'une lettre de M le Préfet relative à l'application de l'heure dite d'été, il invite le Conseil à donner son avis sur la fixation de l'heure d'entrée et de sortie des écoles. Le Conseil considérant que les habitants de la commune, presque tous cultivateurs, n'ont pas changé l'heure de leurs travaux ni de leurs repas ; que si on appliquait l'heure dite d'été aux écoles la classe du soir devrait commencer en réalité à midi au moment où les parents rentrent des champs pour prendre le repas principal de la journée ; qu'il en résulterait un sérieux inconvénient pour eux et pour l'école , à l'unanimité exprime l'avis que pendant la période d'été , l'entrée des classes soit fixé celle du matin à 9 heures, celle du soir à 14 heures ; il exprime l'avis également que les débits de boissons restent ouverts une heure plus tard, autrement dit qu'il ne soit apporté aucun changement aux habitudes existantes.

Le 20 juillet 1924 : Création d'une caisse des écoles
« Le maire expose que dans le but de favoriser le développement de l'enseignement primaire, pour assurer la gratuité de cet enseignement et pour se conformer à la loi, il se propose de créer à Larnagol une caisse des écoles, il donne lecture d'un projet de statuts et invite le Conseil à voter au budget primitif de 1925 un crédit destiné à alimenter cette caisse. Le Conseil accepte et nomme MM Toulza, Gimbergues, Thalamas et Ayral membres de la commission scolaire et vote un crédit de 300 F
Statuts : ... elle a pour but de faciliter la fréquentation des classes par des récompenses sous forme de livres utiles et de livrets de caisse d'épargne aux élèves les plus appliqués et par des secours aux élèves indigents ou peu aisés, soit en leur donnant des livres ou fournitures de classe qu'ils ne pourraient se procurer, soit en leur distribuant des vêtements et des chaussures et pendant l'hiver des vêtements chauds. »

Le 11 octobre 1924 : le C.M se penche sur la « Coéducation »
« M le Maire expose que dans une délibération du 30 juillet 1904 le Conseil Municipal avait donné un avis favorable à un essais de coéducation à pratiquer dans les écoles de Larnagol dans le but d'alléger la tache de Mme Bonhomme alors fatiguée et dont la classe était très nombreuse ; mais qu'aujourd'hui devant la vive opposition que rencontre la coéducation à Larnagol, devant la perspective de troubles très sérieux qui menacent d'éclater dans la commune, pour maintenir la paix et le bon ordre dans la population et assurer la fréquentation régulière des classes, il y aurait lieu d'inviter les maîtres de nos écoles à cesser de pratiquer la coéducation au moins jusqu'à ce que les remaniements d'ensemble prévus par M l'Inspecteur d'académie aient été faits.
Le Conseil, ouï et expose, considérant que les raisons qui jadis avaient motivé l'avis favorable donné au projet de coéducation n'existent plus, le nombre des élèves ayant considérablement diminué dans les deux classes et la santé de Mme Bonhomme s'étant rétablie, dans le but d'éviter des troubles regrettables qui se produiraient inévitablement dans la commune, et surtout pour assurer une fréquentation régulière de nos écoles , à l'unanimité, invite Mme et M Bonhomme instituteurs de Larnagol à cesser immédiatement la coéducation dans leurs classes. »

À propos de la coéducation : « L'école de la 3ème République est non mixte. Les écoles mixtes sont des exceptions, ce sont les classes uniques rurales.
À la fin du XIXème siècle, un auteur du Dictionnaire de Pédagogie de Ferdinand Buisson a découvert la « co-éducation » aux États-Unis. Mais il affirme que si elle convient à la démocratie américaine où les sexes « se mêlent librement » elle est impossible dans la société catholique. La co-éducation a cependant ses partisans dans le mouvement de l'Éducation Nouvelle. » (8)

À ce propos, on consultera ce texte qui mentionne un article de journal paru à ce sujet le 2 novembre 1924.


Le 9 novembre 1924 : le C.M reparle de coéducation
« M. Thalamas adjoint expose que par sa délibération prise le 11 octobre dernier le Conseil Municipal a émis l'avis et demandé que la coéducation des enfants des deux sexes dans les écoles publiques de Larnagol cessât d'être pratiquée, que cette délibération a été transmise au préfet mais que jusqu'ici aucune mesure n'a été prise à ce sujet. Il invite en conséquence le Conseil Municipal à rechercher et prendre les mesures qui selon lui seraient de nature à mettre fin à l'incident regrettable survenu au sujet de cette coéducation.
Le conseil après avoir délibéré
Vu le désir unanime de la population considérant que cette question de coéducation menace de prendre une tournure de nature à troubler la paix et la concorde qui règnent actuellement dans la commune et que le premier désir du conseil est de faire des efforts pour maintenir le calme et la fraternité parmi ses concitoyens.
Considérant que la législation sur l'organisation des écoles publiques comportant une école de garçons dirigée par un instituteur et une école de filles dirigée par une institutrice prescrit que l'instruction primaire doit être donnée séparément aux garçons et aux filles dans des locaux séparés ; que telle est la situation légale actuelle des écoles publiques qui n'a été abrogée par aucune loi nouvelle, que du reste cette question de coéducation n'a été soumise à l'examen de toutes les autorités qui auraient dû être consultées.
Par tous ces motifs le Conseil confirme entièrement sa délibération du 11 octobre dernier et émet à nouveau le vœu que la coéducation soit supprimée à bref délai dans les écoles publiques de Larnagol ; Mme et M Bonhomme instituteurs actuels ne faisant du reste aucune opposition à l'adoption de cette mesure et déclarant être disposés à cesser la coéducation dès que leurs chefs voudront bien les y autoriser.
Dit que la présente délibération sera transmise à Monsieur le Préfet pour être jointe à la délibération précédente avec prière de vouloir bien donner une suite favorable à ces deux délibérations et le cas échéant de vouloir bien les soumettre à l'avis du Conseil d'État. »

Le 1er décembre 1924 : le C.M examine un projet de suppression d'école
« Le premier décembre mil neuf cent vingt-quatre, dix-huit heures, le Conseil municipal de Larnagol s'est réuni à la mairie sous la présidence de M Vinel maire. Étaient présents MM Thalamas, Gimbergues, Delluc, Breil, Vinel Sylvain, Ayral, Peyre, absents MM Toulza, Laubard, Forestié, Védrune.
Le maire donne lecture d'une lettre de l'Inspecteur primaire de Figeac demandant l'avis du Conseil sur un projet de suppression d'école à Larnagol. Il expose que ce projet serait inspiré par le désir très louable de réaliser des économies par la suppression de quelques fonctionnaires et motivé par le nombre relativement peu élevé des élèves de nos écoles résultant de l'absence de naissances pendant la guerre. Cette suppression s'imposerait avant peu si ce nombre continuait à diminuer ; mais il y a lieu d'espérer au contraire un relèvement sensible des effectifs de nos classes. Il convient en effet de remarquer qu'il y a actuellement beaucoup de petits enfants qui ne vont pas encore à l'école. Si on consulte les registres des actes de naissance, on constate qu'il est né dans la commune , en 1920 6 enfants, en 1921 9 enfants, en 1922 14 enfants, en 1923 12 enfants, en 1924 11 enfants ; de sorte qu'il y a lieu de prévoir que dans quelques années, il y aura de 80 à 60 élèves dans les écoles de Larnagol. Dans ces conditions il n'y a pas lieu de supprimer une classe.
Ouï cet exposé, le Conseil, considérant que les écoles de Larnagol ont atteint vraisemblablement le point le plus faible de leur effectif, qu'elles comptent encore 35 élèves et que ce nombre va s'élever sérieusement vu le chiffre des naissances depuis la fin de la guerre, à l'unanimité des membres présents, émet l'avis que les deux classes soient maintenues. »

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Le 28 juin 1933 : Transformation des deux écoles spéciales en deux écoles mixtes
« Le président expose qu'aux termes de l'article unique de la loi du 10 février 1933, quel que soit le nombre des habitants d'une commune, lorsque la population scolaire ne dépasse pas l'effectif de 2 classes, le Ministre peut, dans l'intérêt des études, autoriser après avis du Conseil Municipal et du Conseil Départemental, la transformation à titre provisoire, des écoles spéciales en une école mixte à une ou deux classes, les 2 écoles spéciales pouvant être rétablies par décision du Ministre.
Il fait connaître que Mme l'institutrice et M l'instituteur de Larnagol ont le désir dans le seul intérêt des élèves, de mettre en application les dispositions de la nouvelle loi. Il demande au C.M de vouloir bien donner son avis.
Le Conseil ouï l'exposé du maire, considérant que la transformation des deux écoles spéciales en deux écoles mixtes groupant les enfants par âge, jusqu'à 9 ans dans une classe, de 9 à 13 ans dans l'autre ne peut avoir que de très heureux effets sur la bonne marche des études ; qu'au moment où la scolarité obligatoire va être prolongée jusqu'à 14 ans, la gémination est le seul moyen de donner vie au cours supérieur des écoles rurales et de fournir aux enfants pourvus de CEP un enseignement adapté à leur âge et à leur prochaine destination ; que la gémination est seule capable de recevoir à l'école les enfants n'ayant pas l'âge scolaire légal pour le plus grand profit de ceux-ci et le soulagement de nombreuses familles que les locaux (groupe scolaire, deux cours indépendantes avec cabinets, salles de classe spacieuses, contiguës et communiquant) se prêtent tout à fait à la réalisation de la gémination. Donne un avis favorable à la transformation des deux écoles spéciales de Larnagol en deux écoles mixtes par 9 voix contre 2 (Vinel, Breil J.) »

Le 14 novembre 1937 : Terrain de sport – champ d'expérience – jardin scolaire
« Le président expose la demande de M Maillebuau instituteur, qui vu le nouveau règlement scolaire en vigueur, sollicite de la commune un terrain de sport et jeux pour les écoles de Larnagol.
Le Conseil émet un vœu favorable à l'unanimité à cette demande.
Le président expose également une nouvelle demande de l'instituteur qui sollicite un champ d'expérience (jardin scolaire) pour l'école. Cette demande est adoptée à l'unanimité par le Conseil. M Breil, conseiller, offre gracieusement à l'école une partie de son champ à cet effet. »

Le 20 février 1938 : Terrain de sport des écoles publiques
« Le président expose la demande de l'instituteur qui sollicite pour les écoles publiques de Larnagol un terrain de sport. Le président après avis du CM donne satisfaction à l'intéressé. Un crédit sera donc ouvert pour la location et l'aménagement du dit terrain. »

Photo de classe en 1941

18 mai 1946 : Suppression d'une classe
Suite à un courrier daté du 8 mai 1946 émanant de l'inspecteur d'académie relative à la suppression d'une des deux classes spéciales existantes et la transformation en école mixte à une classe de celle qui sera maintenue à Larnagol.
« Le conseil municipal considérant
1°) que depuis de très nombreuses années il y a eu 2 écoles spéciales.
2°) que malgré le nombre réduit des élèves actuellement, mais que les perspectives d'augmentation de cet effectif sont en vue.
Dans l'intérêt des élèves et des parents, émet à l'unanimité un avis défavorable .... Et proteste contre le projet ministériel. »
Malgré cette protestation l'école de Larnagol sera réduite à une classe à partir de l'arrestation de l'instituteur, M Maillebuau, en 1944.

Le 25 avril 1947 : Frais de chauffage des écoles 5075 F
1°) Bois de chauffage 5 stères à 425 F : 2125 F
2°) Coupage et sciage : 2950 F
prélevés sur budget additionnel à la rubrique installation électrique.

Le 8 décembre 1949 : Payement de fournitures de bois pour le chauffage de l'école de Larnagol
« Facture de M Vieillescazes Amédée, propriétaire à Larnagol, relative à une fourniture de 3 stères de bois : 2250 F »

Le 10 octobre 1958 : Allocation scolaire ; Programme :
1°) Financement de la commune dans la construction ou réparation des bâtiments scolaires Larnagol : réfection d'un plafond : 15000 F
Seuzac : 2 portes aux WC : 9000 F
Seuzac : vidange et désinfection aux WC : 6000 F
2°) Acquisition entretien de matériel d'enseignement
2 abonnements à l'Éducation Nouvelle : 3200 F
Achat de volumes de bibliothèque (Seuzac) : 7500 F
Dictionnaires Larousse (2 volumes) : 11800 F
Un écran de projection Larnagol : 5000 F
Port et emballage à prévoir : 900 F

Le 3 juin 1959 : cantine scolaire
M Simon Peyre nommé pour la cantine scolaire et le balayage des classes : 15 000 F annuel

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Le 14 octobre 1959 : Dépenses pour les écoles
Larnagol
Porte WC : 8738 F
Placards : 22573 F
Carreaux : 4860 F
Seuzac
Achat et installation d'une pompe et prises de courant : 21000 F
Acquisitions
Larnagol et Seuzac abonnement Éducation Nationale : 3200 F
Larnagol collection (Vocabulaire, Géographie) : 16000 F
Larnagol documents d'histoire géographie Rossignol : 9620 F
Larnagol jeu de calcul (petits) : 1500 F
Seuzac documentation pédagogique 2 histoires : 9620 F
Seuzac documentation pédagogique 2 géographies : 6700 F
Seuzac un livre Vocabulaire cours moyen : 1200 F
Total : 105011 F

Le 5 décembre 1959 : Allumage du poêle -- arbre de Noël
Demande de Mme Mignon, institutrice à Larnagol pour l'allumage du poêle.
Le CM décide d'allouer une somme de 6000 F à M Peyre Simon qui prend la responsabilité de ce dit travail.
Crédit de 8000 F
4000 F à Mme Mignon institutrice à Larnagol
4000 F à M Lagarrigue instituteur de l'école mixte de Seuzac

Octobre 1960 : Arbre de Noël
Arbre de Noël :
50 F à Mme Bouchet institutrice de Larnagol
50 F à M Lagarrigue instituteur de Seuzac

Le 20 octobre 1968 : Subvention
Demande de M Bouquié J. Marie instituteur à Larnagol d'une subvention au profil de la coopérative scolaire en vue de payer les achats utiles aux élèves. Le conseil municipal propose 100 F.

Le 23 mai 1970 : Fermeture de l'école
Dans une lettre du 14 mai 1970 concernant la fermeture de l'école, la municipalité déplore cette fermeture.

Vous pouvez retrouver ci-dessous un certain nombre de documents issus des archives communales ayant rapport avec l'école de Larnagol.

Article rédigé sur la base d'un document d'André Fizames et publié avec son accord

(1) L'école au début du XXe siècle
(2) Archives Départementales du Lot - 2 O 175
(3) Archives Départementales du Lot - 3 E 1150 / 6
(4) Archives Départementales du Lot - 2 O 175
(5) Archives Départementales du Lot - 2 O 175
(6) Archives Communales de Larnagol - M1
(7) DICTIONNAIRE DES COMMUNES DU LOT - COMBARIEU, édité en 1881
(8) Les écoles de la République - éditions Eclectis, CAMIF