Ecroulement d'un mur

Au début du mois de mars 1983, le maire de Larnagol, Wilfrid Ortalo-Magné, cède sa place à Raymond Theil. Retraité depuis peu et nouveau venu dans cette fonction, celui-ci sera rapidement mis dans le bain de la rude tâche d’élu municipal.

Deux mois après l’élection de Raymond Theil, le 17 mai 1983, un mur de soutènement du jardin de la mairie s’écroule dans la propriété de Mme Lucienne Rousset. La catastrophe est évitée de peu car Mme Rousset était dans son jardin peu de temps avant l’effondrement.

Le mur qui s’est écroulé soutenait une parcelle communale. Cette parcelle était, avant la fermeture de l’école, le jardin de l’instituteur. Un porche, muni d’une grande porte et adossé à une petite grange, permettait d’y accéder. À l’époque des faits, ce n’est plus un jardin, mais le porche subsistait. Ce porche était une entrave à la circulation des engins qui ont dû intervenir sur le chantier ; il fut donc décidé de le démolir partiellement. Aujourd’hui il ne subsiste plus qu’un morceau de mur.

Le plan ci-dessous donne une idée des lieux.
- A : le jardin de Mme Rousset
- B : le mur de soutènement du jardin communal.
- C : l’emplacement d’un porche en pierre

 

 

Suite à cet effondrement et sous l’impulsion du nouveau maire, Raymond Theil, le cœur du bourg de Larnagol a subi de nombreuses modifications. En 1983, il ressemblait plutôt à ce qu’on peut voir sur cette photo qui date des années 1960/1965.

Il faut noter que le mur, haut d’environ 7 mètres à l’origine, ne sera rebâti qu’à environ 3 mètres. La nouvelle terrasse telle que nous la connaissons aujourd’hui est donc plus basse que sur cette photo.

L’affaire durera près d’un an et demi, notamment à cause du nombre d’intervenants et de la difficulté à les coordonner. Outre Mme Rousset et la mairie de Larnagol, étaient impliqués :

-          La DDE du Lot, subdivision de Cajarc

-          La DDE de Cahors et le groupe d’étude

-          L’assureur de Mme Rousset

-          L’assureur de la commune

-          L’entreprise Grenier choisie par Mme Rousset

-          L’entreprise Bariviera choisie par la commune

Voici les principales étapes de ce chantier :

Dès le 19 mai 1983, Mme Rousset envoie un courrier au maire. Ce même jour le maire prend un arrêté.

Le 24 mai 1983 : le maire répond à Mme Rousset.

Le 29 juin 1983 : les dossiers de l’avant-projet sont à l’étude.

Le 19 juillet 1983 : une première réunion a lieu. Il est prévu de faire les travaux avant l’hiver.

Le 1er décembre 1983 : réunion avec le maire, les assureurs et la DDE.

Décembre 1983 : premiers contacts avec les entrepreneurs.

L’hiver va passer sans que les travaux ne soient entamés. Les délais de réponse des assureurs y sont pour beaucoup et l’affaire est plus complexe qu’on ne le pensait.

Le 8 mars 1984 : lettre du maire à Mme Rousset

Le 11 avril 1984 : le Conseil municipal choisit l’entreprise Bariviera pour les travaux.

Le 03 mai 1984 : Réunion préalable au début des travaux.

Le 27 juin 1984 : les travaux ne sont pas encore commencés.

Le 17 juillet 1984 : un incident a lieu sur le chantier qui est donc en cours.

Fin de l’été, automne 1984 ? Fin des travaux.

 

Vous pouvez retrouver le dossier complet de cette affaire en suivant ce lien 

Remerciements à André Ortalo-Magné qui a sauvé ce dossier de la poubelle des archives de Figeac et qui a bien voulu me le confier pour numérisation.