Jacques Breil

Jacques Breil est le fils de Charles et le petit-fils de Constant. Les larnagolais l’appellent plutôt Jacky.

Après une carrière militaire notamment sous les ordres du Général Bigeard, il crée le camping de Larnagol au début des années 80. Il en assurera la gestion pendant près de 20 ans.

Ce que l’on sait moins, c’est que Jacques Breil s’est présenté aux élections sénatoriales du Lot en 1983 en tant que candidat indépendant. Au premier tour il y avait 7 candidats. Le plus connu d’entre eux est Maurice Faure, ancien ministre de De Gaulle et Mitterand qui est alors député du Lot.

Maurice Faure sera élu au premier tour avec 70% des voix. Jacques Breil récoltera 2,36% des votes.

 

 

Dans une interview parue dans un journal il évoque sa candidature :

La candidature de dernière minute de l’inconnu de la classe politique que je suis s’inscrit parfaitement dans le débat démocratique.
Ce qui compte avant tout pour moi c’est d’être le porte-parole de tous ceux qui croient que seule l’inaction est infamante. Il y a quelques années, un monsieur, que je ne citerai pas ici, avait écrit un ouvrage intitulé : « Lettre ouverte à tous ceux qui la ferment ».
Notre département n’échappe pas aux difficultés dues en partie aux effets de la crise économique mondiale : « Le Lot n’est pas la Suisse ». Il est nécessaire de faire de gros efforts, commune par commune, canton par canton, pour réaliser la revitalisation de nos campagnes saignées à blanc par l’exode des actifs. Les axes d’effort principaux doivent être l’agriculture et le tourisme ; la montée en puissance d’une activité touristique de qualité, liée étroitement à l’agriculture et au monde rural dans son ensemble. Bien vendre le Lot trois mois par an pour rester au pays, voilà le but à atteindre ; il n’est pas pour cela nécessaire de créer des commissions de travail spécialisées ; il suffira simplement de dégraisser celles qui existent et les rendre opérationnelles.

En ce qui concerne l’artisanat et le petit commerce, il est lié à l’économie du département. La création de richesses est le seul moyen possible de permettre aux artisans et aux commerçants de travailler. Ils sont placés en fin de chaîne. Pas d’habitants, pas d’argent, plus de travail, plus de commerçants.
L’industrie pratiquement inexistante, à part Cahors, Figeac et Biars, ne semble pas être l’objectif à atteindre. Le Lot ne semble pas adapté à une industrialisation poussée ; trop de temps a été perdu depuis 1970. Il ne semble pas que la chance infime d’avoir M. Pompidou à Cajarc ait été comprise et ceci au-dessus de toute idée partisane. Si l’on veut vraiment refaire du Lot un département vivant, économiquement sain, il va falloir accepter l’élimination de certaines tares dues à la mentalité et au népotisme lotois bien connu.
Ce sont aux lotois de conserver la mainmise sur le Lot. S’ils n’en sont pas capables, d’autres venus d’ailleurs s’en chargeront car le combat ne durera pas bien longtemps… faute de combattant !

Avec la complicité de Jean-Paul Vinel