Le logement communal

Dans le cœur du village, une vieille maison, pratiquement en ruine, appartient à la commune depuis longtemps. En 1993 le maire, Raymond Theil, projette de la restaurer pour en faire un local communal avec une habitation à l’étage.

Cette maison, référencé B1141 sur le cadastre napoléonien, appartenait à Eugène Peyre et Rose Pezet. Elle est ensuite abandonnée et rachetée par la commune. Lorsque le projet est initié, la bâtisse est en mauvais état.

Le 29 novembre 1993, la note officielle, établie par Raymond Pezet qui suit le projet à la DDE de Cajarc, reproduit les intentions du maire :

Le village de LARNAGOL est ancien et pittoresque situé en bordure du Lot, ses maisons séculaires s’étagent en terrasses dans un talweg vers les coteaux.
Depuis plusieurs années, la Municipalité a fait de gros efforts pour maintenir et remettre en valeur son patrimoine (murs de soutènement, gîte de caractère trois épis, aménagement de la place, etc…) tout en respectant le site, sis en zone dite sensible, qui à terme sera inscrit en zone de protection.
Village très touristique, sa population se trouve augmentée de 200% au moins en période estivale. Aussi, et pour mieux accueillir les touristes et créer un pôle d’attraction et d’animation, la Commune a décidé de restaurer une ancienne maison inhabitée depuis plus de 50 ans, qui lui appartient et menace ruine au milieu du village.
Le bâtiment en cause pourrait être aménagé sur deux niveaux :
1) un local au rez-de-chaussée qui servirait d’accueil, d’exposition ou de commerce éventuellement.
2) à l’étage un logement de type T2 serait créé, le locataire pourrait gérer l’activité du local communal.
L’étude de faisabilité du projet en cause fait apparaitre un coût global, toutes dépenses confondues, de l’ordre de 500 000,00 F TTC. (1)

Ce budget prévisionnel de 500 000 francs est couvert pour 110 000 francs par des subventions et pour 130 000 francs par un emprunt. Le loyer maximum qui pourrait être demandé pour le logement est fixé à 1185 francs. (2)

Le 2 décembre 1993 : le maire accepte le projet de faisabilité. Il demande qu’il y ait au moins 2 ou 3 architectes sollicités.

Le 16 février 1994 : Ce sera finalement les architectes LELUBRE, ROUX et DELADERRIERE qui seront consultés. La limite de consultation est fixée au 11 mars 1994.

Le 14 mars 1994 : Ouverture des plis et examen des propositions des architectes.

Le 21 mai 1994 : La commande est passée auprès de l’architecte DELADERRIERE à Cajarc.

Le  22 Juin 1994 : Un appel d’offre est lancé par voie de presse

Juin-Juillet 1994 : Les entreprises demandent les dossiers et répondent à l’appel d’offre. Il y a 20 demandes de dossier.

Le 26 juillet 1994 : Ouverture des plis des devis des entreprises.

Le 4 août 1994 : Un état récapitulatif des dépenses prévisionnelles est établi d’après les devis fournis par les entreprises sélectionnées.

Octobre 1994 : Début du chantier. La fin des travaux est prévue pour avril 1995.

Le 10 novembre 1994 : La première réunion de chantier a lieu. Les réunions se succèdent toutes les semaines jusque début juin 1995.

Le 13 mars 1995 : En raison des intempéries et des retards de livraison des matériaux, la date de fin du chantier est reportée de 60 jours.

Le 29 août 1995 : Raymond Pezet (DDE de Cajarc) atteste que les travaux sont terminés depuis juin 1995.

De l’initiation du projet jusqu’à son terme, la restauration de cette maison aura donc duré plus d’un an et demi. Les différents dossiers, devis, estimations et échanges de courrier représentent plus de 750 pages. Cela témoigne de la complexité du travail du maire quand il s’agit de l’entretien du village.

Vous pouvez retrouver les quatre dossiers complets de cette restauration en suivant ces liens :

Dossier 1
Dossier 2
Dossier 3
Dossier 4

Vous pouvez également retrouver les plans du local communal en suivant ce lien.

(1)    500 000 francs de 1993 représente environ 110 000 Euros en 2019.
(2)    Soit environ 260 euros de 2019.